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La ménopause en France : le dossier chiffré

Un panorama des données vérifiées sur la ménopause et la périménopause — démographie, symptômes, santé osseuse, peau et traitements — avec leurs sources. Page mise à disposition des journalistes, blogueurs et professionnels de santé, libre de citation avec un lien vers cette page. Chaque chiffre est attribué à sa source ; les données propriétaires de Nutremys LAB sont signalées comme telles.

Dernière mise à jour : juin 2026. Synthèse documentaire à visée informative — ne remplace pas un avis médical.

~14 M
femmes ménopausées en France
500 000
nouvelles femmes concernées / an
51 ans
âge moyen de la ménopause
7,4 ans
durée médiane des bouffées de chaleur

1. La ménopause en France

La ménopause concerne environ 14 millions de femmes en France, et 500 000 femmes y entrent chaque année. L'âge moyen est de 51 ans (entre 45 et 55 ans), la ménopause étant confirmée après 12 mois consécutifs sans règles. (Sources : Inserm, Dossier Ménopause ; Ameli.fr.)

2. La périménopause : une transition longue et sous-estimée

La périménopause débute généralement entre 45 et 47 ans (parfois dès 40 ans). C'est une phase de fluctuations hormonales fortes qui précède l'arrêt des règles : la transition dure en moyenne environ 4 ans (de 2 à 8 ans selon les femmes), et les symptômes associés peuvent s'étendre sur plusieurs années. C'est souvent la période la plus déroutante, car les symptômes apparaissent alors que les cycles sont encore présents. (Sources : Manuels MSD ; données cliniques de la transition ménopausique.)

3. Les symptômes : prévalence et durée

La ménopause ne se résume pas aux bouffées de chaleur : elle agit sur le sommeil, l'humeur, la peau, les muqueuses, les articulations et la cognition.

Symptôme / domaine Prévalence Source
Bouffées de chaleur / symptômes vasomoteurs 70 à 80 % des femmes Synthèses cliniques (Merck)
Troubles vasomoteurs (50-54 ans, France) 59 % (et 31 % à 60-65 ans) Enquête ELISA 2021 (n=3 685)
Troubles du sommeil 43 à 69 % ; jusqu'à 60 % (SWAN) Ameli ; SWAN
Syndrome génito-urinaire (SGUM) jusqu'à 84 % CMAJ, 2025
Combien de temps durent les bouffées de chaleur ? Bien plus longtemps qu'on ne le croyait. L'étude américaine SWAN (Study of Women's Health Across the Nation) a montré une durée médiane de 7,4 ans, dont 4,5 ans après les dernières règles — et jusqu'à 10,1 ans dans certains groupes. (Avis et al., JAMA Internal Medicine, 2015.)

4. Le traitement hormonal : la grande désaffection française

La France se distingue par un recours très faible au traitement hormonal de la ménopause (THM). Alors qu'environ une femme ménopausée sur deux était traitée vers l'an 2000, elles sont aujourd'hui moins de 6 %. La proportion de femmes de 45-60 ans traitées est passée de 6,6 % (2012) à 3,6 % (2022), avant une légère reprise à 4,4 % en 2025, soit environ 496 000 femmes. (Sources : ANSM, 2025 ; enquête ELISA ; Santé publique France.)

Cette chute, consécutive aux alertes du début des années 2000, explique en partie l'essor de la demande d'approches non hormonales — hygiène de vie, phytothérapie et micronutrition.

5. Santé osseuse : une fenêtre critique

La carence en œstrogènes accélère la perte osseuse. Elle est maximale dans l'année précédant les dernières règles et les 2-3 années suivantes : les femmes peuvent perdre jusqu'à ~10 % de leur masse osseuse dans les 5 premières années post-ménopause, à un rythme d'environ 2 % par an. D'où l'importance du calcium, de la vitamine D et de l'activité physique dès la périménopause. (Sources : RPC CNGOF / GEMVi ; littérature osseuse.)

6. Peau & collagène : ce que dit (vraiment) la science

L'effondrement œstrogénique touche directement le collagène cutané. Les travaux de référence (Brincat et al.) montrent une perte d'environ 30 % du collagène cutané dans les 5 premières années suivant la ménopause, puis d'environ 2 % par an. C'est ce qui explique l'amincissement, la sécheresse et la perte de fermeté souvent ressentis à cette période.

La supplémentation en peptides de collagène aide-t-elle ? Plusieurs méta-analyses d'essais randomisés concluent à une amélioration de l'hydratation et de l'élasticité cutanées : une revue (10 essais, 646 participantes) rapporte un effet favorable sur l'hydratation et l'élasticité ; une autre, plus large (26 essais, 1 721 participants), va dans le même sens. (Indian J. Dermatol. Venereol. Leprol. ; revues 2021-2023.)

En toute transparence. La recherche n'est pas unanime : une analyse de 23 essais a souligné que les études sans financement industriel et les travaux de plus haute qualité méthodologique montraient des effets plus faibles, voire non significatifs. Le collagène est un soutien possible du terrain cutané, pas un produit « miracle ». C'est aussi cela, faire de la science plutôt que du marketing.
Notre étude clinique (donnée Nutremys LAB). Étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo : 50 femmes ont consommé 10 g de collagène marin par jour pendant 12 semaines, avec scans 3D du visage à l'inclusion, à 6 et 12 semaines. Résultat : amélioration visible de l'élasticité cutanée dès la 6e semaine. Données détaillées disponibles sur demande presse.

7. Notre experte

Dr Mariam E.K. — gynécologue, conseillère médicale de Nutremys LAB, 18 ans d'exercice clinique (Paris). Disponible pour interviews et citations expertes sur la ménopause, la périménopause, la santé urogénitale et la nutrition féminine. Découvrir le Dr Mariam E.K. →

8. Sources & méthodologie

  • Inserm — Dossier Ménopause (démographie, mécanismes).
  • Ameli.fr (Assurance Maladie) — ménopause, sommeil, traitements.
  • ANSM (2025) — Traitement hormonal de la ménopause : ~496 000 femmes traitées, évolution 2012-2025.
  • Enquête ELISA (2021, n=3 685) — prévalence des troubles vasomoteurs en France.
  • SWAN — Avis et al., JAMA Internal Medicine (2015) — durée des symptômes vasomoteurs (médiane 7,4 ans).
  • CMAJ — Canadian Medical Association Journal (2025) — syndrome génito-urinaire de la ménopause.
  • CNGOF / GEMVi — recommandations ménopause, THM et ostéoporose.
  • Brincat et al. — perte de collagène cutané post-ménopausique.
  • Méta-analyses peptides de collagène (Indian J. Dermatol. Venereol. Leprol. et revues 2021-2023) — hydratation et élasticité cutanées ; limites méthodologiques signalées.

Les chiffres de prévalence varient selon les populations étudiées et les méthodologies ; les fourchettes sont indiquées lorsque pertinent. Nous actualisons cette page à mesure que de nouvelles données paraîssent.

Contact presse & citation

Vous pouvez reprendre ces données en citant leur source d'origine et en mentionnant Nutremys LAB avec un lien vers cette page. Interviews du Dr Mariam E.K., visuels HD et données de l'étude clinique : info@nutremys.com.

Pour approfondir : nos guides sur le collagène et la ménopause, et la page Science & Transparence.

Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain.